SMARTBIOCONTROL - Portefeuille de projets - Plateforme transfrontalière de recherche et de formation pour la promotion du biocontrôle des agents phytopathogènes

Actualités

Foire de Libramont 27-30 juillet 2018

Un événement unique

La Foire agricole, forestière et agroalimentaire de Libramont est la plus grande foire de plein air en Europe. Elle accueille chaque année près de 220 000 visiteurs,

800 exposants et 5000 marques sur un site de 300 000 m².

 
Libramont a lieu tous les ans le dernier week-end de juillet. Elle est suivie, les années impaires, de Demo Forest et tous les quatre ans de la Journée internationale
de l’Herbe et de la Prairie.
 
Libramont est la plus conviviale des rencontres professionnelles. Elle est une vitrine exceptionnelle de la ruralité qu’elle aborde sous de nombreux aspects :
le machinisme, l’élevage, la forêt, l’agroalimentaire, l’horticulture, le maraîchage, le génie civil, ou encore la recherche, l’éducation et la culture.
Smartbiocontrol était présent
dav

NEWSLETTER BIOPROD

A l’heure du plan Ecophyto, du tapage politico-médiatique sur la reconduction de la licence pour le glyphosate et des grands débats sociétaux amenant une lente prise de conscience de la population, un groupe d’Hommes et de Femmes souhaite faire bouger les lignes. Ces esthètes, portés par un visionnaire le Professeur Philippe JACQUES, avancent avec une idée fixe, le lipopeptide !

En effet, des recherches scientifiques sont menées dans nos laboratoires du Nord de la France, de Wallonie et de Flandres afin de montrer que ces lipopeptides produits par des bactéries des genres Bacillus spp ou Pseudomonas, ainsi que ces bactéries elles-mêmes sont des candidats idéaux en qualité de bio-pesticides avec une action antifongique.

Dans quelques mois, le printemps reviendra et gageons que cette période confirmera nos certitudes scientifiques sur le fait que nous pouvons prendre pleinement parti à la (r)évolution verte qui gagne nos campagnes pour garantir un avenir radieux aux générations futures.

 

Le contexte

 

À l’heure actuelle, de grandes quantités de produits phytosanitaires chimiques sont utilisées en agriculture. Ces produits de synthèse permettent une production suffisante et à moindre coût pour satisfaire aussi bien le marché que le consommateur. Les risques sanitaires inhérents à certains de ces produits sont mal évalués et une utilisation inappropriée peut entraîner aussi bien des risques pour l’environnement que pour la santé humaine. Consciente de ce problème, l’Union Européenne a pris certaines mesures et s’engage à harmoniser les conditions et les procédures d’autorisation des produits phytosanitaires afin de protéger l’environnement et la santé humaine. De même, une directive européenne rend obligatoire la protection intégrée des cultures depuis 2014.

Dans le cadre du projet Interreg BIOPROD, faisant partie du portefeuille de projet SMARTBIOCONTROL, les actions pluridisciplinaires menées en collaboration avec tous les partenaires ont pour but la production de molécules d’intérêts (les lipopeptides) et de microorganismes bénéfiques pour une utilisation en champ.

Ces actions sont détaillées ci-dessous :

  • L’optimisation des conditions de production et de purification des molécules (notamment mycosubtiline et surfactine) en utilisant, entre autres, des méthodes de criblage à haut débit

 

  • Le développement de procédés innovants de production et de purification des molécules

 

  • Des études détaillées de biodégradabilité et de toxicité des molécules sur différents modèles afin de montrer l’impact positif de ces nouveaux biopesticides au regard des molécules chimiques utilisées actuellement

 

  • L’étude de la filière des produits phytosanitaires et l’analyse du marché transfrontalier par la rencontre d’acteurs

 

  • La réalisation de nombreux essais de formulation afin de rendre ces molécules plus stables, plus actives et faciles d’utilisation pour permettre leur commercialisation.

 

Le Tour d’horizon

 

Le projet BIOPROD se compose de nombreux workpackages allant de la production à la validation technique et économique de la monté à l’échelle pilote. Laissez-vous guider lors de ce tour d’horizon complet de l’ensemble du projet.

 

Production

La production des lipopeptides repose sur une fermentation en milieu liquide. Les paramètres de culture doivent stimuler une production importante des molécules d’intérêt par les bactéries. Ces paramètres  sont de nature physique (température, agitation et débit d’aération) ou de nature chimique (O2, pH, substrat).

Un des facteurs limitant la production des lipopeptides est typiquement la disponibilité en oxygène dissous dans le milieu de culture, qui est nécessaire au métabolisme aérobie de la bactérie. L’université de Lille et la société Lipofabrik mène actuellement des études de faisabilité et de modélisation sur la production des lipopeptides en bioréacteur. Les premiers résultats sont concluants et vous seront dévoilés prochainement lors d’une communication scientifique, que vous pourrez retrouver sur notre site portefeuille SmartBioControl.

Le second facteur limitant la production est le milieu de culture. Il doit apporter en quantité suffisante un certain nombre d’éléments. Les deux plus importants étant le carbone et l’azote. Dans un souci de valorisation des co-produits industriels il est possible de s’en servir comme milieu de fermentation. En fermentation liquide l’un des plus connus est la mélasse issue de l’industrie sucrière. Lipofabrik explore la piste des co-produits de maïs, blé, pois et pomme de terre. Lille 1 n’est pas en reste avec des essais sur l’optimisation de la composition du milieu de culture. Les expérimentations portent sur des sources de carbone différentes (glucose, glycérol,…) et aussi sur des sources d’azote (acide glutamique, arginine, …).

 

Formulation

Le projet Bioprod doit relever de nombreux défis et celui de la formulation en fait partie intégrante. L’efficacité en champ des lipopeptides repose sur l’ajout d’adjuvants voire  une encapsulation.

La composition ; molécule active (issue de Bioscreen) plus adjuvants est testée comme inducteur de défenses des plantes sur le blé, la laitue, la tomate et la pomme de terre. Les premières observations se concentrent sur les propriétés physico-chimiques, de mouillage et la conservation de l’activité biologique de la molécule active. La propriété de mouillage est primordiale dans le cas d’une pulvérisation lors d’un traitement en champ.

L’encapsulation intervient pour la conservation des microorganismes bénéfiques. Actuellement l’UCL (Université Catholique de Louvain) teste différentes formulations de microbilles sur un fraisier infecté par Phytophtora infestans et aussi la viabilité des microorganismes dans des microbilles de maïs. L’observation de conservation porte sur du court terme (1 mois), moyen terme (6 mois) et long terme (1 an) à différentes températures.

 

 

Biodégradabilité, cytotoxicité et écotoxicité

La mycosubtiline et la surfactine sont certes des molécules naturelles, mais n’en restent pas moins potentiellement toxiques pour l’Homme et son environnement, à fortes concentrations. L’utilisation des lipopeptides entraine la demande d’une autorisation de mise sur le marché. Materia Nova et l’Université Lille 1 mènent, en conséquence, une étude approfondie de la biodégradabilité, de la cytotoxicité et de l’écotoxicité des deux molécules. Un premier test de biodégradation de la surfactine a débuté sur une période de soixante jours. Nous vous communiquerons les résultats dans la prochaine newsletter BIOPROD, à paraître vers mai 2018.

L’Université Lille 1 a établi les modèles cellulaires sollicités pour l’étude de la cytotoxicité.

 

Validation technique et économique de la montée à l’échelle pilote

 

L’écologie est une priorité absolue, un coût non concurrentiel la relègue au rang de faire-valoir !

Smartbiocontrol ambitionne la production industrielle de lipopeptides pour une utilisation en grande culture comme fongicide. La réalité économique n’est pas à occulter dans un projet aussi global et ambitieux. Il est vital d’arriver à un faible coût de production pour que le coût d’acquisition soit acceptable pour les utilisateurs finaux.

Pour ce faire, l’ISA en partenariat avec le projet Bioprotect analyse finement le marché des fongicides utilisés sur l’ensemble de la zone Interreg. Cependant, ce marché est très stratégique, en atteste la difficulté d’obtenir une estimation précise des volumes de fongicides utilisés sur l’ensemble de la zone Interreg. Une enquête ciblera deux pans de notre public cible, les distributeurs et les utilisateurs finaux pour déterminer la vision et la réceptivité de ces personnes vis-à-vis des bio-pesticides. Le contenu de l’enquête finalisée, l’ISA est actuellement dans une phase de prise de rendez-vous avec les interlocuteurs représentant le public cible.

Tout procédé avec une visée industrielle doit passer par une montée à l’échelle pilote. Cette projection est une étape clef et sa complète maitrise aboutira à une production de lipopeptides  à un coût compétitif. Lipofabrik mène une étude préliminaire en bioréacteur de 300L et les premiers résultats indiquent que la croissance de la souche est quasiment similaire à celle d’une échelle de 3L. Des résultats encourageants compte tenu des attentes économiques liées au changement d’échelle de la production de lipopeptides.

 

 

Un œil extérieur sur Bioprod

 

Pour notre premier témoignage dans un œil extérieur, Rencontre avec Elodie de la SARL Spenninck, productrice et grossiste en fruits et légumes biologiques sur le marché de Gros de Lille (MIN de Lomme) depuis dix ans. Elodie est particulièrement sensibilisée aux bio-phytosanitaires de par sa formation en biotechnologies végétales.

 

  1. Tout d’abord à chaud, votre premier commentaire sur le projet BIOPROD ?

 

C’est très bien! Il est important de développer le marché de bio-phytosanitaires avec des produits ayant un large spectre d’action. Il faut aller le plus loin possible dans la recherche de ces produits naturels.

 

  1. A quel moment êtes-vous passé à la culture bio et pourquoi ?

 

La SARL Spenninck commercialise du Bio depuis 10 ans, nous sommes devenus producteur en deux étapes, la première en 2010 et la seconde en 2015. Lors de cette seconde phase, nous avons eu l’autorisation de transformer une prairie permanente en culture Bio. Pour précision, la mise en culture d’une prairie permanente est seulement autorisée dans le cadre du Bio et ceci vient conclure notre souhait de préserver notre environnement.

 

  1. Quelles difficultés rencontrez-vous aujourd’hui dans vos activités pour respecter la charte du bio tout en vous prémunissant des agents pathogènes ?

 

La culture en Bio ne nous permet pas d’utiliser les traitements phytosanitaires courants. Je dois donc utiliser une bineuse pour lutter contre les adventices, un filet pour empêcher l’attaque des insectes, clôturer le terrain contre les lapins et planter une haie bocagère pour offrir un lieu d’accueil pour les insectes auxiliaires comme la coccinelle, pour la lutte biologique. Il faut bien comprendre que le Bio ne me permet pas les traitements préventifs mais seulement les curatifs ou plutôt le curatif car mon seul recours est la bouillie bordelaise. Le facteur le plus important est surtout la météo qui va fortement influencer l’attaque des agents pathogènes.

 

  1. En quoi les bio-pesticides peuvent répondre à vos difficultés ?

 

Ce nouveau produit avec une action antifongique offre des perspectives intéressantes et ceci dépendra aussi de son emploi en préventif ou en curatif. Cette alternative à la bouillie bordelaise est intéressante vis-à-vis de l’accumulation du cuivre dans les sols. Je pense aussi à la protection de la santé des utilisateurs.

 

  1. Seriez-vous prêt à tester un bio-pesticide dans vos cultures et si oui avez-vous un coût acceptable à ne pas dépasser?

 

J’imagine plus ce produit dans un dernier recours, curatif, pour « sauver les meubles » sur une culture. J’ose imaginer un produit assez efficace et rapide d’action. Pour le coût la question est compliquée. Les producteurs seront prêts à mettre un peu plus cher pour un produit mais il faut rester dans la limite du raisonnable d’autant plus que les fruits et légumes Bio sont généralement un petit peu plus chers qu’en conventionnel, même si ce n’est pas toujours le cas !

 

L’agenda du troisième semestre

 

Les 13 ème rencontres Plantes-Bactéries

29 janvier-2 février 2018 (Aussois, France)

https://colloque.inra.fr/aussois-plantes-bacteries-2018

 

 

ESBES 2018 – 11 th European Symposium on Biochemical Engineering Sciences

9-12 Septembre 2018 (Lisbonne, Portugal)

L’ESBES souhaite créer un réseau de jeunes chercheurs. La date limite de remise des abstracts est le 16 février 2018.

http://esbes2018.org/

 


Le Laboratoire et l’asbl CARAH, le centre de recherches associé, relancent « les midis de la recherche » pour 2017 – 2018. Il s’agit de séminaires destinés à présenter les projets de recherche poursuivis sur l’implantation d’Ath, afin de susciter la discussion et l’échange entre collègues chercheurs et enseignants, dans une atmosphère détendue et conviviale. Et comme « ventre affamé n’a point d’oreilles », y emmener son sandwich ne sera pas mal vu. Camille Dekuijper y présentera BIOSENS, un projet recevant le soutien d’Interreg France – Wallonie – Flandres et portant sur la conception et confectionnant dex biosenseurs permettant une agriculture durable et efficiente.

Quand ? Le 28 novembre, de 13h à 13h30.

Où ? Implantation athoise (Rue Paul Pastur, 11 à 7800 Ath)

S’inscrire ? Par e-mail, à deborah.lanterbecq@condorcet.be (date limite : 08/11/2016).

Séminaires ouverts aux étudiants et aux collègues de toutes implantations/catégories confondues intéressés par le sujet présenté.


Nous étions présents à la Foire de Libramont du 27 au 31 juillet 2017

La Foire agricole, forestière et agroalimentaire de Libramont est une gigantesque exposition en plein air qui accueille chaque année plus de 220 000 visiteurs, 800 exposants et 5000 marques sur un site de 300 000 m².

Elle est une vitrine exceptionnelle de la ruralité qu’elle aborde sous de nombreux aspects : le machinisme, l’élevage, la forêt, l’agroalimentaire, l’horticulture ou encore la recherche, l’éducation et la culture.

Libramont a lieu tous les ans le dernier week-end de juillet.

http://www.foiredelibramont.be/libramont-fair/

dscn0007 dscn0009

 


  • Les partenaires du projet INTERREG V SMARTBIOCONTROL vous convie à LA CONFÉRENCE DE PRESSE DE PRÉSENTATION DU PROJET SMARTBIOCONTROL
    le vendredi 2 juin 2017 à 13h30
    Amphithéâtre des Darses
    Université du Littoral Côte d’Opale
    189 avenue Maurice Schumann – DUNKERQUE

 

Ce vendredi 2 juin 2017, les partenaires du projet INTERREG V SMARTBIOCONTROL présenteront à la presse ce projet transfrontalier et ses premiers résultats très prometteurs.

Programme :
13h15 Accueil
13h30 Présentation du programme InterregV
13h50 Présentation du projet SMARTBIOCONTROL et ses sous-projets
14h10 Questions et discussions, suivies d’un verre amical
Inscriptions :
Pour des raisons pratiques, nous vous demandons de vous inscrire en envoyant vos coordonnées à
philippe.jacques@ulg.ac.be (au plus tard le 30 mai 2017). Un dossier de presse est prévu.
Contacts :
Gembloux Agro-Bio Tech – Université de Liège
Pr. Philippe Jacques – philippe.jacques@ulg.ac.be – +32 4 96 21 23 37 – +33 (0)7 82 00 48 54
Université du Littoral Côte d’Opale
Pr. Philippe Reignault – philippe.reignault@univ-littoral.fr – 06 98 84 81 08
Université Lille-Sciences et Technologies
Dr. Valérie Leclère – valerie.leclere@univ-lille1.fr – 06 72 13 60 57

 

 

  • SMARTBIOCONTROL – Pour la première fois, 26 partenaires répartis de part et d’autre des frontières Flandres-Wallonie-France, rassemblent leur expertise pour proposer aux agriculteurs belges et français une approche innovante pour réduire l’utilisation de pesticides.

Ce lundi 22 mai 2017, les partenaires du projet INTERREG V SMARTBIOCONTROL présenteront à la presse ce projet transfrontalier et ses premiers résultats très prometteurs.

Accès:

Provinciaal Proefcentrum voor de Groenteteelt Oost-Vlaanderen vzw

Karreweg 6

9770 Kruishoutem

 

 


 

NEWSLETTER BIOPROD #1 – MARS 2017

 

LANCEMENT DU PROJET BIOPROD ET DU PORTEFEUILLE DE PROJETS SMARTBIOCONTROL !

 

Le 6 octobre 2016 à Gembloux en Belgique, le portefeuille de projets SMARTBIOCONTROL de l’INTERREG France-Wallonie Flandres a été officiellement lancé !

 

Constitué d’un projet pilote (BIOCOMGEST) et de quatre projets (BIOSCREEN, BIOPROD, BIOPROTECT, BIOSENS), la raison d’être du portefeuille est le développement et l’application de nouveaux produits phytosanitaires bio-sourcés provenant d’organismes vivants pour le bio-contrôle des agents phytopathogènes susceptibles de remplacer, à terme, l’usage de produits phytosanitaires pétro-sourcés traditionnels. Ce portefeuille ambitieux souhaite apporter une réponse globale allant de la recherche et l’identification de nouvelles molécules multifonctionnelles (BIOSCREEN), l’optimisation de production et de formulation de pesticides bio-sourcés (BIOPROD), la conception/réalisation de bio-senseurs (BIOSENS) et des tests aux champs des nouveaux pesticides bio-sourcés obtenus (BIOPROTECT).

 

Les acteurs académiques et industriels franco-belges du projet BIOPROD auront à cœur de mettre au point de nouvelles stratégies de production et de formulation de pesticides bio-sourcés faiblement toxiques afin d’en assurer les retombées économiques en valorisant leurs résultats.

 

Pour ce faire, le consortium bénéficie d’un budget de 1 835 064 € soutenu financièrement à hauteur de 1 009 285 € par l’Union Européenne, sur toute la durée du projet (2016-2020).

 

Le projet se fait fort de la présence et de l’expertise pluridisciplinaire de :

  • L’Université de Lille – Sciences et Technologies (Coordinateur)
  • Eurasanté et le Pôle de Compétitivité Nutrition Santé Longévité (NSL)
  • L’Université Catholique de Louvain (UCL)
  • L’Université de Gand
  • Materia Nova
  • Gembloux Agro-Biotech – Université de Liège
  • Lipofabrik
  • L’Institut Supérieur d’Agriculture de Lille (ISA, une école du groupe YNCREA Hauts-de-France)

 

BIOPROD : DES OBJECTIFS AU SERVICE D’UN ENJEU DE TAILLE

 

Le portefeuille SMARTBIOCONTROL se nourrit du projet Interreg Phytobio (2010-2014). Celui-ci visait la conception et la production à l’échelle préindustrielle de nouveaux produits phytosanitaires biofongicides destinés à la lutte biologique contre les pathologies de certains légumes et céréales.

 

La production de produits phytosanitaire bio-sourcés dans un but de bio-contrôle est une problématique étudiée depuis plus de 30 ans, comme en atteste le premier brevet d’origine US sur le sujet. La littérature n’est pas en reste, (Turner and Messenger, 1986) étudiaient déjà la production de phénazine par une souche de Pseudomonas dans un but de bio-contrôle.

 

Cependant, cette avancée technologique fut confrontée pendant de trop nombreuses années à des verrous (formulation pour conserver une molécule stable…), à un coût de production non rentable et au lobbying de l’industrie des produits phytosanitaires pétro-sourcés.

 

Parmi les différents projets du portefeuille SMARTBIOCONTROL, BIOPROD est celui qui ambitionne de massifier la production de molécules bio-sourcées d’intérêt par voie fermentaire afin de répondre à la demande des agriculteurs et créer une alternative crédible et moins toxique aux produits phytosanitaires classiques pétro-sourcés pour permettre une agriculture plus harmonieuse et respectueuse de notre écosystème.

 

Les partenaires du projet BIOPROD auront pour mission de communiquer et valoriser les résultats de leurs travaux auprès des différents publics-cibles : agriculteurs, acteurs de l’agroalimentaire, fabricants et revendeurs de produits phyto chimiques, académiques et grand public.

 

Pour y parvenir, les actions pluridisciplinaires menées en collaboration avec les partenaires franco-belges, avec le concours du programme Interreg France Wallonie Flandres, comprendront :

 

  • L’optimisation des conditions de production et de purification des molécules en utilisant, entre autres, des méthodes de criblage à haut débit ;
  • Le développement de procédés innovants de production et purification des molécules bio-sourcées ;
  • Des études détaillées de biodégradabilité et de toxicité de ces molécules sur différents modèles afin de montrer l’impact positif de ces nouveaux pesticides bio-sourcés au regard des molécules pétro-sourcées utilisées actuellement ;
  • L’étude de la filière des produits phytosanitaires pétro-sourcés et l’analyse du marché transfrontalier par la rencontre d’acteurs ;
  • La réalisation de nombreux essais de formulation afin de rendre ces molécules bio-sourcées moins toxiques, plus stables, plus actives et faciles d’utilisation pour permettre leur commercialisation à un coût compétitif.

 

CONFERENCES DE PRESSE BIOPROD : SAVE THE DATE !

 

A vos agendas ! Les partenaires du projet BIOPROD organisent des temps forts de communication à destination des publics-cibles du territoire transfrontalier : agriculteurs, acteurs de l’agroalimentaire, revendeurs de produits phytosanitaires pétro-sourcés, académiques et grand public.

 

Nous convions les acteurs belges néerlandophones à la conférence de presse organisée au PCG de Kruishoutem le 22 mai 2017, le jour précédent le 69ème symposium sur la protection des cultures organisé par l’Université de Gand (plus d’infos ici).

 

Nous convions également les acteurs français et belges francophones à la conférence de presse organisée le 2 juin 2017 à Dunkerque, en marge de la 12ème conférence de la fondation européenne pour la phytopathologie et de la 10ème conférence de la société française de phytopathologie, sur la thématique « Approfondir les connaissances en pathologie végétale pour une agro-écologie innovatrice » (plus d’infos ici).

 

Retrouvez toutes les informations sur les évènements auxquels les partenaires du portefeuille de projets SMARTBIOCONTROL participent sur notre site (cliquez ici) !